Discuter:Picard
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[modifier] A propos de l'écriture du picard
Que penser de l'article Expressions ch'ti qui affiche une façon d'orthographier le picard ? Cette orthographie est-elle officielle ? Christian Dumontier 13 octobre 2008 à 22:18(CEST).
[modifier] « ch'ti-mi!» signifie « pauvre de moi !»
Claude Hagège [1] confirme que l'expression originelle ch'ti-mi signifie « pauvre de moi ! ».
Qui, parmi ceux qui pratiquent le chtimi, ressent un lien entre l'expression « ch'ti-mi !» et l'expression française « pauvre de moi !» ?
Personnellement, la seule approche que j'ai trouvé serait l'expression « Ch'est tout mi cha !» que l'on pourrait dans certains cas rapprocher de « pauvre de moi !». dumontierc 5 avril 2008 à 18:00 (CEST).
M. Claude Hagège pourrait-il etayer son affirmation, j'aimerai en savoir plus.
== Origine de chti ==
Tout à fait d'accord avec Cl. HAGÈGE. Le terme "cheti(f)" et ses dérivés sont attestés dès le XIe s. On lit dans la Chanson de Roland :"En France dulce iert menée caitive"( chetive étant noté sous sa forme pic. d'origine, plus tard ketive ) Dans WACE, on trouve "Des chetiz font tel tueiz (tuerie)". Le sens originel est bien "prisonnier", d'où "malheureux", "misérable", l'expression "cheti mi"(-e- ne se prononce plus) signifie "pauvre de moi","malheureux que je suis". Selon DAUZAT, une exclamation favorite de ce type peut être à l'origine d'un sobriquet. L'utilisation du mot francien "chetif" à la place de "ketif" n'est pas inhabituel, les textes notant "chevalier" pour "kevalier" et "cense" (une ferme) pour "chense": l'emprunt au francien, idiome ressenti comme supérieur ( cf à notre époque l'abus des termes américains ), étant jugé mieux adapté à une situation de communication supra-régionale. Il est cependant difficile de percer les intentions de ceux qui ont lancé ce sobriquet. Doit-il se comprendre littéralement comme "ceux qui se plaignent tout le temps" ? S'agit-il d'auto-dérision ? Ou bien d'une raillerie à la Renart ( un Nordiste ) dirigée contre les snobs du temps affectant de s'exprimer dans la langue des gagneurs.
[modifier] Espagnol
J'ai déplacé cette section "Quelques mots probablement d'origine espagnole" ici pour la discussion:
- Avant le traité des Pyrénées de 1659 obtenu à l'issue de la guerre de Trente Ans, l'Artois appartenait à l'Espagne. Il y a donc eu une période assez longue où l'on peut supposer que la langue espagnole a influencé la forme de Picard parlée dans la région. A l'évidence on ne peut s'empêcher de remarquer les similitudes entre Picard et Espagnol pour les mots ou formes suivants :
- Saquer :Tirer ; "Sacar" signifie "Tirer" en espagnol,
- Exemple : T'as saquer d'dins : Tu as tirer dedans. Expression utilisée pour signifier Aller vite,
- Caracole :Escargot, coquillage ; "Caracol" signifie "Escargot" en espagnol,
- Caboche :Tête ; "Cabesa" signifie "Tête" en espagnol,
- Exemple : Mets-te bin cha dins t'caboche : Mets-toi bien ça dans la tête,
- Avoir quère :Aimer ; "Querer" signifie "Aimer" en espagnol,
- Quaire, quéïr ou quéhir : Tomber ; "Caer" signifie "Tomber" en espagnol,
- Exemple : Ti à forche dé t'berloquer, té vas quaire su'l'denne : Toi à force de te balancer, tu vas tomber à terre,
- Ti-z'aut', vo-z'aut', no-z'aut', eux-z'aut' : vous, nous, eux ; là c'est la forme qui est d'inspiration espagnole "Nosotros, vosotros"
- ...etc
Y-a-t-il une référence pour cette théorie? Bien sûr, qu'il existe des ressemblances entre le picard et l'espagnol car ils sont tous les deux descendus du latin et ont des développements phonologiques en commun (qui n'ont pas eu lieu en français, par exemple). Mais il n'y a pas eu d'influence espagnole en normand et le normand a, par exemple, satchi, caboche, tchaie. Et on trouvait choir (tomber) en français en tout cas. Tout cela n'a rien à faire avec l'appartenance de l'Artois à l'Espagne. Quant à caracole, je ne sais pas. Mais d'où vient cette théorie? Commentaires? Man vyi 25 septembre 2007 à 08:11 (CEST)
- Je rappelle aussi que le mot anglais cabbage est passé en Angleterre pendant l'époque anglo-normande - pas question donc d'influence espagnole de cabesa. Man vyi 25 septembre 2007 à 19:25 (CEST)
Bonjour,
Voici ce que j'ai trouvé dans le "LITTRÉ" pour les mots suivants :
- Caboche : Tête, en style triviale,
- Saquer : Saquer une voile, au XVIIe siècle, c'étatit la tirer dedans du navire, la rentrer,
- Pour Caracole, le mot existe dans le dictionnaire mais je n'ai trouvé aucun rapprochement avec "escargot" ou "coquillage".
Je suis donc d'accord avec vous, à l'exception du mot "caracole" ces mots sont plus probbablement issues du vieux français et les ressemblances avec la langue espagnole ne sont sans doute dues qu'à une origine en partie commune de ces deux langues.
Cependant, natif de Lens et habitant actuellement Gravelines, deux villes où les espagnols ont laissés des traces encore visibles aussi bien en architecture que dans le nom de certains cartiers (comme le "Grand Condé" à Lens en souvenir de la victoire de Louis II de Bourbon-Condé sur les Espagnols ) ou de Petit Fort Philippe et Grand Fort Philippe du nom de Philippe IV d'Espagne, il m'a semblé judicieux de soulever la question par un chapitre que j'ai intitulé "Quelques mots probablement d'origine espagnole".Dumontierc 26 septembre 2007 à 20:35
Tout à fait d'accord Man Vyi, la plupart de ces mots existe également en normand, voire en ancien français. saquer est d'après tous les dictionnaires étymologiques un dérivé du mot sac. caboche est une forme à la fois normande et picarde (de ca- (préfixe expressif) et bosse ) recensée en français pour la première fois en 1160 chez Benoit. Il s'est confondu par la suite avec des dérivés du latin caput: tête, dont provient d'ailleurs l'espagnol cabeza. etc.... A noter par ailleurs qu'escargot (mot d'origine occitane escaragol ) se dit calimachon en cauchois (d'ou escalier en colimaçon ) sur limaçon = petite limace et ca- préfixe expressif. Il est a noter que le français caracoler recensé en 1642 chez Oudin procède lui-même de l'espagnol caracol au sens figuré. l'espagnol caracol quant à lui, semble procéder de l'ancien occitan, du latin coculium croisé avec scarabaeus.
Même légende hispanique jadis pour les noms de famille se terminant par -ez, alors qu'il s'agit d'une simple graphie typique du nord correspondant au français -et ou -er. C. Cottereau (d) 2 octobre 2008 à 23:01 (CEST)
Apports flamand et anglais
D'autre part il est certain que le flamand et l'anglais ont laissé des trace dans les formes de picard parlées sur le littoral comme par exemple l'expression utilisée de Gravelines au Touquet : Ess sus dénéqué (de neck, le cou en anglais) qui en ch'ti donnerait "J'ai mau min cou" J'ai mal au cou ou encore : Aller duéler (de duwel, serpillère en flamand) qui en ch'ti donnerait plutôt "Aller wassinguer" (dont le mot ch'ti "wassingue" vient de l'anglais "washing", ind. pres. de laver).
Merci de vous intéresser au Picard et merci de votre intervention. Dumontierc 26 septembre 2007 à 20:35
De rien Dumontierc, merci d'avoir écrit cet article. Cependant encore une petite précision, je suppose que wassingue procède de wassing, dérivé de wassen "laver" en flamand.
Je suis pas tout à fait d'accord sur l'apport de l'anglais et du flamand, les ressemblances sont très frappantes mais il me semble qu'elles sont antérieures. Elles peuvent remonter aux racines de ces langues, sans aller jusqu'au germain antique, on peut remonter aisément au francique. La langue des francs.
Pour rappel (et encore, ce n'est pas à l'école française qu'on l'apprendrait de cette façon...) Hlod-Wig, Clovis en français est parti de Tournai (Hainaut Belge, région autrefois unie, comme les deux flandres) pour conquérir ce que pouvait être la gaule à cette époque, comme son père (Hilde-Rik, Childéric) et ses pairs, il parlait le Francique, cette langue a d'ailleurs laissé une trace discrète mais importante en français (les -bert ou -art dans les noms par ex) et c'est à mon sens plus dans le francique que dans le NL ou son substract le flamand, ou encore l'anglais ou l'influence fut plutôt picarde (sauf peut être pour Boulogne et sa région) qu'il faut rechercher l'origine des mots non latins.
quelques exemples :
eul' guiffe (ou encore guive ou gifle), la tête, la bouille, vient d'une forme francique ancienne Kifel, qui voulait dire "joue" qui a donné kiefer en allemand. Pour Wassingue, l'origine est forcément germanique (to wash (Engl), Wassen (NL)Waschen (All)), mais il me semble peut probable que ce soit les anglais qu'ils l'ait apporté. Pour la gauffre, eul'waufe, l'origine est encore une fois germanique Wafel en Engl, NL et certainement en allemand aussi... eul' Warou (eul quien i fait core eul leu-warou), le loup garou, nous vient d'une vieille forme Werwulf, homme-loup... bref on peut retrouver toutes ces info dans le super livre de Jean Dauby; le dictionnaire de Rouchi, vous pourrez également y lire comment le picard s'est exporté à la cour anglais avec Guillaume le conquérant qui parlait une langue d'oil (du nord) dont la femme était lilloise et qui s'exprimait ainsi Euss cat i-est dins gardin (the cat is in the garden)
c'est ce qui fait l'intérêt du picard, cette langue a conservé une image d'une époque, d'un moyen âge lointain, d'entités locales aux identités fortes, le picard est une belle machine à remonter le temps, quand comme moi on est fier de sa région...
Ravnfrost, jeune hennuyer (né à valenciennois, Hainaut français) et vivant à Mouscron (limite du Hainaut belge... ancienne Flandre d'ailleurs) notamment néerlandophone et iniité à l'antiquité germanique...
Je suis globalement d'accord avec vous, sauf que la langue parlée à la cour de Guillaume le conquérant, s'il éxiste une langue standard, n'est pas le picard, mais l'anglo-normand, en tout cas c'est la langue littéraire. Et au nord de la ligne Joret qui est celle de ke-ka / che-cha, aussi bien dans le nord Cotentin que dans le Pays de Caux, le Bessin ou le Roumois , on ne dirait pas autrement la phrase "Euss cat i-est dins gardin" sauf le dins qui est typiquement picard, pour le reste c'est la même chose. Du reste, contrairement à certains, je ne parle pas de "langue normande" et je reste attaché à la vieille notion de normanno-picard en ce qui concerne le consonnantisme: le ke-ka déja cité; le gue-ga pour je-ja en français standard; le /v/ pour /g/ en français standard, le loup-garou que vous citez se dit eul varou en nord normand (ainsi traduction de la phrase picarde dans une forme de normand: "Eul quien i fait oco eul varou".) et le fameux "chuintement" : la cache pour la chasse, eul cacheux d'vaque c'est le gardien de vache, la chouque pour la souche. En outre, l'ensemble des parlers au nord de la ligne Joret, ceux de la Seine-Maritime et du nord de l'Eure, présentent autant de points communs avec le picard (ou certaines variétés de picard ) qu'avec les parlers de Basse-Normandie au nord de la ligne Joret, la encore, en ce qui concerne le vocalisme, par exemple au nord de la Seine on disait jadis leu pour loup, alors qu'au sud de la Seine on a (toujours? ) dit loup. Au niveau du vocabulaire, sans avoir trop étudié la question, je présume que c'est à peu près similaire. J'ai entendu des nordistes parler de "rimer" pour "geler blanc", on ne dit pas autrement en cauchois, alors que j'ignore si on le dit également en nord Cotentin. Quant au parlers du sud de la ligne Joret, au sud de la Normandie, d'est en ouest, on pourrait aussi bien les rattacher au groupes du français central pour ceux du sud de l'Eure, qu'à ceux de l'ouest pour la basse-Normandie au sud de la ligne Joret. C. Cottereau (d) 6 octobre 2008 à 15:44 (CEST)
Pour moi, le ch'timi et le picard sont distincts. Le picard est une ancienne langue parlée en Picardie, le ch'timi est un dialecte issu du picard, parlé dans le bassin minier, avec les différents apports des immigrants miniers. Asr
- N'étant ni linguiste, ni un véritable Ch'ti, je n'ai pas d'opinion précise sur le sujet, mais c'est pas parce qu'on à rien à dire qu'il faut fermer... et, si on localise le parler ch'timi dans l'ancien bassin minier, il vaut mieux citer Béthune plutôt qu'Arras. J'ai rectifié l'article Nord-Pas-de-Calais en conséquence. Hemmer 18 oct 2003 à 08:37 (CEST)
Je supprime le passage sur la localisation du picard, avec ajout d'une note. La carte n'est pas adaptée, faussée, ou inexacte (plutot); laissant croire que le picard est parlé dans une région exclusive, ce qui n'est pas le cas ; du fait de la mouvance des frontières linguistiques et culturelles, on trouve de larges zones où l'on parle plusieurs dialecte. Dire que Dunkerque est dans la zone picarde est plus qu'inexact, c'est l'un des fief de la zone flamande.
- J'arrive sans doute après la discussion, mais deux trois petites remarques en passant. J'ai eu l'occasion de parler de cette question avec un spécialiste (thésard en sociolinguistique) du flamand (donc pas du picard mais bon...), et d'après lui, bon nombre des mots soit disants venus de l'espagnol seraient en fait venus tout simplement du latin... (et c'est vrai que ça concorde dans pas mal de cas...). Pour Caboche, il y a le latin "caput", qui a donné en français chef, cheveu, cap etc. (et l'espagnol cabeza). Bref tout ça pour (re)dire que sans sources il vaut mieux s'abstenir je pense. Pour la question picard/chti, les linguistes sont à ma connaissance unanimes (c'est une même langue). Xic [667 ] 2 octobre 2008 à 23:57 (CEST)
[modifier] Domaine du picard
Carte du domaine du picard.
Copie autorisée par l'auteur : © A. Dawson, 2002.
Nota: la carte ne mentionne pas les regions exclusives, mais les region où l'on trouve des gens parlant le picard. Ainsi, sur Dunkerque par exemple, on trouve le picard, mais également le dunkerquois et le flamand. Sur Lille, Rijsel en flamand, on trouve le picard et le flamand.
[modifier] Carte du domaine picard
Etant cité comme détenteur du copyright de la carte, je me permets de démentir, et de ne revendiquer que le site d'où elle a été tirée (http://www.picard.free.fr/lgpic/)... Cette carte a été réalisée à l'occasion de l'excellente exposition de la Bibliothèque Départementale de la Somme consacrée au picard, due à Pierrre Ivart. La source, comme indiqué en bas de la carte elle-même, est : Raymond Dubois, le domaine picard, délimitation et carte systématique, Arras/Sus-Saint-Léger 1957. Il y a effectivement une petite erreur sur Dunkerque, qui devrait être en domaine flamand (bien qu'on ne parle plus flamand à Dunkerque depuis longtemps ; mais on n'y parle pas picard non plus, plutôt un français régional mâtiné des deux !) Je me permettrai en outre quelques modifications sur la page quand j'aurai compris comment ça marche...
Alain Dawson
- Il y a également erreur sur Lille et Armentières, où l'on trouve encore des magasins où l'on peut parler le flamand. En fait, il faudrait que la partie nord-est de la zone picarde soit en hachuré, plutôt.
- Pour ce qui est de Dunkerque, on trouve encore des dunkerquois parlant le flamand, même s'ils sont -- bien sûr -- bilingues, et ont en général plus de 70 ans. Par contre, il y a des cours de flamand dans certains collèges; ainsi qu'à Steenvoorde (hors zone picarde sur la carte).
- Enfin, il existe une page dunkerquois sur le français régional parlé par la amjorité des gens dans la région de dunkerque. asr 13 nov 2003 à 11:44 (CET) qui n'est pas linguiste non plus, juste résident de ces contrées sauvages.
-
- Pas d'accord pour Lille et Armentières (même si, bien sûr, on est tout près de la frontière linguistique) ; le parler y est indiscutablement picard.
- L'éducation nationale n'admet pas le flamand occidental dans ses classes, mais enseigne le néerlandais standard. -AD
[modifier] Le picard à l'écrit
On peut lire le picard est maintenant exclusivement écrit et, dans la section biblio : Le picard, quoiqu'étant surtout une langue parlée
A clarifier, donc.
Il est dit "le picard est encore vivant dans la vie quotidienne et le folklore, c'est malheureusement faux: les raras pièces de théatre patoisant encore jouées le sont par des gens qui se forcent à imiter le patois: mais ils parlent patois avec l'accent de Paris! Quelques mots de patois mélangés à un ferançais relâché se rencontre encore ici et là , des traces d'accent (qui est contrairement à celui du midi imposssible à imiter et à apprendre si on n'est pas "né dedans") ches quelques uns, quelques rubriques de vieux érudits dans les journeaux, c'est tout.
- Je ne suis pas d'accord avec la personne ci-dessus. En effet le "ch'ti" est encore très présent dans le nord de la France, notamment dans le bassin minier. Originaire de Saint-Omer et ayant fait mes études sur Valenciennes, je peux vous certifier que le ch'ti est encore parlé (ou du moins compris). De plus, cette langue est plus complexe que "quelques mots de patois mélangé à un français relâché". Néanmoins, il faut avouer que cette langue n'est pas utilisée à l'écrit. Je confirme, à Armentieres on parle ch'ti! Je rajoute qu il existe des journaux en Picard. Bien que cela ne soit pas représentatif de la définition de langue vivante. Il me semble que selon la définition, il faut qu il y ait 3000 ou 5000 locuteurs natifs, au moins. Or il me semble que le nombre de locuteurs natifs dépasse largement ce quota. Bon, ceci dit , je suis pas un spécialiste ....
Rune Obash 31 décembre 2005 à 18:40 (CET)- Le picard (et ch'ti) ne serait donc plus parlé !. Allons dont ! Je m'associe à la personne ci-dessus. Il suffit d'aller aux marchés de Lens, Lievin, Méricourt (bassin minier) ou de Grand Fort Philippe, Gravelines, Samer (Littoral), pour ne citer que certains endroits où il m'arrive encore de me ballader, pour se rendre compte que le ch'ti ou le patois comme on dit malheureusement dans les mines et bien encore parlé, vains-nom ! Quant au picard, lorsque je retourne dans le village où est né mon père, à Guerbigny près de Roye dans la somme, il n'y a pas photo ! Et je confirme, à Gravelines on parle encore le ch'ti quoi qu'avec des termes un peu déboussolant, au début, pour un gars des mines comme moi : i'é zou-bête, hein ! pour "I'est gramain bête hein !", une roulette pour "un-n voïette", gogner qui signifie regarder avec indiscretion, faire eul'carpin pour "faire le chahut", garnade pour "crevette", dénéquer pour le "cou mal en point", démerler pour "avoir mal"...Christian Dumontier 4 octobre 2007 à 23:07 (CEST)
[modifier] Le Boulonnais
Bonjour, bonjour... J'ai essayé d'écrire quelques lignes sur la région du Boulonnais. Le parlé boulonnais me semble un peu distant du ch'ti (ou du Picard, si vous faites une différence). Mais comment le caractériser ? Si vous avez quelques lumières, merci de contribuer à Boulonnais... Calbp 8 août 2005 à 13:40 (CEST)
[modifier] Import du Wiktionnaire
Cet article apparaissait dans cet article wikt:Picardie du Wiktionnaire et n'était pas à sa place. Si des gens veulent prendre la peine de voir ce qui peut-être tiré de ce brouillon, merci d'avance. Jrcourtois 11 janvier 2006 à 16:21 (CET)
Parmi les langues gauloises (Celtes/BELGES) puis gallo-romanes (lingua romana rustica") qui évolueront des II°-III° siècles aux VI°- IXes : deux grands domaines Nord/Sud se constituent. A formuler les groupe ou la famille des "langues d'Oc" ( au Méridion) et les groupes, dialectes et famille des langues d'Oïl" ( au Septentrion). Cette distinction commode des grammariens et philologues ( cf. explications détaillées au Grévisse : " Le bon usage")vient de la manière de prononcer l'affirmation "OUI" à la romane provençale( OC) > langues d'Oc. Et,au Nord de la Seine en ( HOC ILLE > langues d'oïl). En fait, à l'oral, on devrait plus commodément dénommer nos groupes linguistiques sous le terme global des " langues de OUAIS".
La langue Picarde ( parler du Picard de la côte Manche/Mer du Nord ; parlers des ex-régions minières HBNPC, parlers du Hainaut ou ROUCHI, "Ch'ti-mi" ou " Ch'ti" par apocope etc. (...) - est à la fois unie et diversifiée. On peut en rép^érer des variations selon ses régions géographiques dialectales : y noter les cas à plus forte influence francienne (Picardie centrale, dpt. de la Somme) ou Picard méridional / et, en Picard du Nord à plus fortes influences limitrophes des langues des groupes germaniques,( à substrats franciques par ex.), et plus récemment de ses rapports aux dialectes du Flamand de nos Pays-Bas méridionaux -van het Noorden Frankrijk-. Cette famille de dialectes du Tournaisis picardisant & des Nordistes/ natifs des département actuels : 59 ; 62 ; 80 ; O2 et nord du 76 / " se parle du nord de la région parisienne ( Beauvaisis) au sud de la région bruxelloise" (op. cit.mon collègue : Alain DAWSON, -2000). Elle s'identifie notablement sur ces groupes nordistes ou nordiques. Elle entretiendra longuement des rapports d'échanges et emprunts mutuels de bon voisinage avec les familles des langues de la Haute-Normandie ( domaines dérivés du Vieux Norrois, entremêlés de tournures et de racines Franciques). Nos accents à l'oral rapprochent nettement les formes sonores et points d'articulation de la voix aux cas reliés historiquement : (A) des domaines normanno-picards / à variantes anglo-normandes diffuses, mais encore proches ; (B) des domaines du français Wallon de Belgique, des pays des Ardennes ; et (C) des domaines des parlers Français/francophones des Amériques du Nord : Québec, Acadie, Louisiane - notamment.
[modifier] wiki en Picard?
est ce qu'il existe une version wikipedia en Picard?
Utilisateur:Freddyz11/04/2006
- Non, par contre recemment quelqu'un a émis l'idée sur le wikipédia wallon, voir: wa:Wikipedia:Cåbaret#Wikipédia en picard
- Si d'autres personnes sont interessées, vous n'avez qu'à vous coordonner et commencer à écrire sur le projet "incubator" qui est là pour ça; si ça prends et qu'il commence à y avoir du contenu interessant, on demandera alors l'ouverture d'un site officiel.
- Vous pouvez aussi voir les wikipédias en wallon et normand qui sont de la même famille linguistique pour vous faire une idée.
- Srtxg 22 juin 2006 Ã 22:35 (CEST)
-
- Je pense qu'un tel projet est irréalisable : il n'existe pas de picard unifié et il varie énormément d'une ville à l'autre. Par exemple, je suis de Tournai (en Belgique) et le picard tournaisien est déjà très diférent de celui d'Ath ou de celui de Mouscron (picard pladëau comme à Roubaix). Pire, les gens de Mons et du Borinage parlent le Rouchi (comme à Valenciennes) ce qui m'est quasiment aussi incompréhensible que le wallon.Auseklis 22 juillet 2006 à 12:51 (CEST)
- C'est le même problème pour tous les wikipédias dans les langues régionales peu codifiées et très vivantes. Il existe un WP en bavarois par exemple, alors que les dialectes de Styrie (sud-est de l'Autriche), de Vienne, du Tirol et de Bavière sont très variées et il existe plusieurs conventions pour les écrire. Chi ches teutons is y sont arrivés, j'vos pô pourquoi nous autes in pourro pô !?
- Un incubateur a été lancé, mais ça n'a pas l'air d'avancer tellement... Fabien (disc) 22 juillet 2008 à 01:19 (CEST)
- C'est le même problème pour tous les wikipédias dans les langues régionales peu codifiées et très vivantes. Il existe un WP en bavarois par exemple, alors que les dialectes de Styrie (sud-est de l'Autriche), de Vienne, du Tirol et de Bavière sont très variées et il existe plusieurs conventions pour les écrire. Chi ches teutons is y sont arrivés, j'vos pô pourquoi nous autes in pourro pô !?
- Je pense qu'un tel projet est irréalisable : il n'existe pas de picard unifié et il varie énormément d'une ville à l'autre. Par exemple, je suis de Tournai (en Belgique) et le picard tournaisien est déjà très diférent de celui d'Ath ou de celui de Mouscron (picard pladëau comme à Roubaix). Pire, les gens de Mons et du Borinage parlent le Rouchi (comme à Valenciennes) ce qui m'est quasiment aussi incompréhensible que le wallon.Auseklis 22 juillet 2006 à 12:51 (CEST)
[modifier] se fédérer !
je ne suis pas locuteur picard mais je trouve qu'il serait tres interessant de rassembler tout les locuteurs de minorités linguistiques pour faire en sorte que ces langues ne meurent pas devant la pression de la mondialisation !
- Je suis parfaitement d'accord !
- OK, c'est peut-être facile de donner des conseils quand on ne parle pas soi-même picard, mais si un wiki wallon existe malgré les différences locales (carolorégien/liégeois p.e.), pourquoi pas un wiki en picard ? En tout cas, ça vaut la peine d'essayer car, dans 20 ans, qui sait si un tel projet d'unification sera encore possible...
- Et si les différences sont insurmontables avec le Rouchi (mais là , je suis inculte), pourquoi pas deux encyclopédies différentes ? Voir à ce propos Wikipedia en frison occidental (frysk) et en frison oriental (Seeltersk). Druss 10 août 2007 à 12:58 (CEST)
- Bon courage aux picardophones! Chez les Normands on se débrouille parmi les loceis en marquant les articles et sections selon la langue. Jusqu'ici cela marche plus ou moins. Veuillez regardez par exemple des articles nrm:Couorône, nrm:Sornette en portraits, nrm:Vrégie, nrm:Établle... Man vyi 10 août 2007 à 16:14 (CEST)
[modifier] Picardie en picard
Quel est le nom de la "picardie" en picard? [[Utilisateur:Keko dc|Keko dc]] 1 octobre 2006 Ã 10:19 (CEST)
- Hé bien c'est picardie et cela depuis le XVIIe siècle ! --Christian Dumontier (d) 12 octobre 2008 à 20:04 (CEST)
[modifier] RE: Picardie en Picard
Selon Le "Ch'timi" de Poche:
el Picardie = la Picardie
ches Picards = les Picards
[modifier] Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme
Il semblerait que le texte figurant comme exemple picard de l'Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme, ne soit pas du picard. Pour moi c'est du wallon (même si différent de l'exemple similare dans l'article wallon). Stephane.dohet 28 janvier 2007 à 15:38 (CET)
-
- En effet ce n'est pas du picard !
- Eutvakerre 18 juillet 2007 Ã 00:44 (CEST)
Ci-dessous discussion commencée sur la page Discussion Utilisateur:Croquant :
Bonjour Croquant,
Sur la page "Picard" tu as ajouté le 20/11/2005 un échantillon. Selon moi, cependant, ce serait plutôt un échantillon de wallon. Peut-on le supprimer ou le remplacer ?
--Eutvakerre 17 juillet 2007 Ã 00:40 (CEST)
Bonjour Eutvakerre,
Concernant l'échantillon que j'avais placé dans le tableau, il provient du site du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, où l'on trouve le texte suivant pour l'article 1 de la déclaration universelle :
- En picard ([1]) :
prumî årtike
Tos lès-omes vinèt å monde lîbes èt égåls po çou qu'èst d' leû dignité èt d' leûs dreûts. Leû re°zon èt leû consyince elzî fe°t on d'vwér di s'kidûre inte di zèle come dès frès
- En wallon ([2]) :
Artike prumî (1)
Tos lès-omes vinèt-st-å monde lîbes, èt so-l'minme pîd po çou qu'ènn'èst d'leu dignité èt d'leus dreûts. I n'sont nin foû rêzon èt-z-ont-i leû consyince po zèls, çou qu'èlzès deût miner a s'kidûre onk' po l'ôte tot come dès frés
Comme les deux langues sont proches, il est normal qu'il y ait des similitudes. Ma connaissance du wallon comme du picard étant limitée, je ne sais pas quelles variétés de la langue ont été retenues pour la traduction, et je ne saurai affirmer qu'il n'y a pas eu d'erreur commise. Si tu es plus compétent que moi sur ce sujet, quelles seraient selon toi les traductions correctes ? Croquant 17 juillet 2007 à 08:35 (CEST)
-
- Merci, Croquant, pour ta réponse. Le picard est facilement compris par les habitants du cru, dont je fais partie. J'ai soumis ce texte incompréhensible à mon cousin resté en pays wallon. Entretemps j'ai trouvé dans l'historique de la page "Picard", en date du 28 janvier 2007, l'étonnement d'un ardent défenseur du wallon, qui s'étonne également. Tous d'accord : c'est du wallon.
- Je n'ai pas de traduction sous la main. Je ne me risquerai pas à l'exercice, car le picard est nettement plus difficile à bien écrire qu'à comprendre. Il y a un lien de feedback sur le site des nations unies, je leur ai demandé s'ils peuvent rectifier. J'ai fait également quelques recherches sur le web... Hélas, le problème s'est propagé vers d'autres sites qui citent cette même référence.
- En attendant je propose un truc pour les différencier : il n'y a pas, à ma connaissance (pas encore ?), d'orthographe propre au picard. On se débrouille avec les caractères utilisés en français. Il n'y a donc pas de "petit rond" comme on en voit sur ces deux échantillons.
- Eutvakerre 18 juillet 2007 Ã 00:34 (CEST)
Comme il n'existe (à ma connaissance) aucune orthographe officielle du picard, est-il possible que certains linguistes (peut-être wallons) en aient inventé une, dérivée de l'orthographe wallonne, ce qui expliquerait la présence des diacritiques sur les a, étendue aux e (avec d'ailleurs un affichage incorrect dans ce dernier cas) ? Si on laisse de côté l'orthographe proprement dite, le texte en picard est-il correct, ou bien est-ce, comme il me semble le comprendre dans ta réponse, n'importe quoi ? Croquant 18 juillet 2007 à 06:07 (CEST)
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- On peut à la rigueur se laisser berner par l'article premier. La phrase est assez courte et bien connue en français. Mais en regardant la version complète ([3]) pas de doute ! Pour un Picard c'est incompréhensible ! --Eutvakerre 18 juillet 2007 à 22:34 (CEST)
À mon avis, ils ont pris du "wallon unifié" pour le wallon et du "wallo-picard" pour le picard. Sinon, en effet, il n'existe pas un picard standard. Speculoos 19 juillet 2007 à 08:42 (CEST)
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- Après une dernière vérification (mais était-ce bien nécessaire ? C'est vraiment par acquit de conscience) auprès de la famille à Liège, c'est bien du wallon de Liège. Il est même plus apprécié que celui de la page "wallon", car plus authentique, mieux maîtrisé. Aucune trace de la déclaration des droits de l'homme en picard. Je mets comme échantillon un extrait du "p'tit quinquin". Eutvakerre 29 juillet 2007 à 00:51 (CEST)
[modifier] Notre père
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- Je crois que le Notre Père serait plus conseillé. L'avantage d'un tel texte, c'est qu'il puisse être comparé à d'autres. Or, le p'tit quinquin n'a pas d'équivalent dans d'autres langues. Speculoos 29 juillet 2007 à 10:03 (CEST)
- J'ai été séduit par l'idée et suis parti à la recherche d'une version de "notre Père" en picard. J'en ai trouvé une sur [4] et j'ai été déçu. Ca ? du picard ? Les divers picards sont-ils donc si différents ? J'en ai trouvé une autre sur [5]. C'est déjà mieux mais je ne suis pas convaincu. On est loin des exemples qui sont dans le présent article. As-tu un bon exemple de "notre Père" en picard ? Je veux dire : un exemple où un Picard pourrait dire : "Oui! C'est bien ça! C'est du picard!" Eutvakerre 29 juillet 2007 à 16:32 (CEST)
- Le pater noster du site christusrex est clairement du rouchi (Dôchi), le patois d'Ath est également du rouchi comme on peut le voir sur la page de la ville. Je vais regarder dans mes livres pour une version tournaisienne, du picard des Flandres comme celui de Lille. Je viens de remarquer que la version picarde de l'Ave Maria du site fatima.be pourrait bien être du tournaisien, alors que le Pater Noster du même site ne l'est pas à première vue… Speculoos 30 juillet 2007 à 09:02 (CEST)
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Il y a un Notre Père en chtimi dans wikipédia
- J'ai tenté le coup en picard de l'amiénois, en reprennant la graphie (Feller-Carton) et les termes contenus dans le Picard de Poche d'Alain Dawson. Je vous le soumet pour voir s'il faut le modifier avant de le placer sur la page :
- Nou père qu'es din ch'cié
- Qu'tin nom i seuche sanctifié
- Qu'tin rinne i vyinche
- Que ch'que tu vus seuche foait
- Su l'terre conme din ch'cié
- Baille-nos innhui not'pan de ch'jour
- Pardonne-nos che qu'os avons foait d' mau
- Conme os pardonnons aussi
- A Cheux-lo qui nos ont foait du tort.
- Pi ene nos soumet mie à l'tentachion
- Mais délive-nos dech diale
- Amen
- Je me suis inspiré de cette page [6] et de celle-ci [7]. Le lien interne à Wikipedia n'est pas mal, mais je pense qu'il faudrait normaliser l'orthographe (en Feller-Carton ?). Gzof 13 mars 2008 à 14:17 (CEST)
[modifier] Liens externes
Salut, je me pose des questions sur l'utilité de certains liens externes sur cet article :
http://www.chgros.net/ et http://chtinetwork.ning.com/
--Drust (d) 1 mars 2008 Ã 15:51 (CET)
- je n'en vois pas non plus (pub pour ch'gros et (la bière?) Ch'ti) et je pense qu'ils doivent être supprimés. - Camster (d) 2 mars 2008 à 09:37 (CET)
[modifier] Lien enlevé de la page d'accueil
- Le dictionnaire picard d'Ath, avec 15000 mots et expressions, méthode assimil, grammaire, textes originaux et/ou traduits, extraits sonores. etc., sur http://users.skynet.be/huvelle/index4.htm
Le site en question n'étant pas commercial, je ne vois pas pourquoi son insertion dans la page principale serait de la publicité. Tout au plus s'agit-il de promotion personnelle. Laissons-le en page de discussion, pour que chacun puisse se faire une opinion. --Christian Lassure (d) 7 avril 2008 à 17:38 (CEST)
[modifier] le parler speciale
Il existe en picardie ( dans l'oise plus rpécisément ) un village qui s'appel bresle et don le parler etait particulier serait-il opportun d'en parler?
- T'es pas prêt d'avoir une réponse, toi… Fallait bien écrire et signer pour se donner une chance. Lacrymocéphale 30 juillet 2008 à 14:59 (CEST)
[modifier] Fusion des articles Picard et Ch'ti (langue)
Discussion transférée depuis WP:Pà F
Effet d'actualité je suppose pour le second, récemment créé sous IP. Même si les sujets ne se recouvrent pas exactement puisque le ch'ti est la forme de picard plus spécifiquement en usage au Nord-Pas de Calais, je ne pense pas que cela justifie un traitement séparé. La dénomination ch'ti ou ch'timi est d'ailleurs mentionnée et précisée dans l'article picard, beaucoup plus développé et sous lequel serait à réaliser la fusion. Bertrand Bellet (d) 15 mai 2008 à 22:01 (CEST)
- De ce que je sais (le picard tournaisien étant quasiment ma langue maternelle), le ch'ti est le nom donné aux dialectes picards de la Flandre lilloise... tandis que l'on donne le nom de "rouchi" aux dialectes picards du Hainaut français (Valenciennes).Auseklis
Discusija 15 mai 2008 Ã 22:04 (CEST)
- Serait-il possible de réaliser la fusion le plus rapidement possible ? Merci d'avance.--Christian Lassure (d) 15 mai 2008 à 22:53 (CEST)
Non ce ne sont pas exactement les mêmes patois... Pour rappel le picard tournaisien ou sont proche du ch'ti en raison d'une proximité géographique mais le picard du vimeu n'est pas si proche que cela. On dit que ce sont des patois "cousins" pas la même langue--GdGourou - °o° - Talk to me 16 mai 2008 à 14:00 (CEST)
- L'article picard évoque effectivement l'existence de différentes variétés, et il est vraisemblable qu'on puisse trouver assez de matière pour créer des articles séparés au moins sur les principales, qui ont des chances d'avoir été assez décrites. Mais je ne suis pas sûr que ce soit souhaitable : s'agissant de formes linguistiques proches, il y aura nécessairement une grande part de redites, et (à titre personnel) je trouverais préférable d'avoir un article de synthèse vers lequel redirigent de multiples redirections plutôt que des informations éparpillées. Bertrand Bellet (d) 16 mai 2008 à 15:48 (CEST)
Fusion terminée. Bertrand Bellet (d) 21 mai 2008 à 11:20 (CEST)
- L'article picard évoque effectivement l'existence de différentes variétés, et il est vraisemblable qu'on puisse trouver assez de matière pour créer des articles séparés au moins sur les principales, qui ont des chances d'avoir été assez décrites. Mais je ne suis pas sûr que ce soit souhaitable : s'agissant de formes linguistiques proches, il y aura nécessairement une grande part de redites, et (à titre personnel) je trouverais préférable d'avoir un article de synthèse vers lequel redirigent de multiples redirections plutôt que des informations éparpillées. Bertrand Bellet (d) 16 mai 2008 à 15:48 (CEST)
- Serait-il possible de réaliser la fusion le plus rapidement possible ? Merci d'avance.--Christian Lassure (d) 15 mai 2008 à 22:53 (CEST)
[modifier] Ajout de mots
J'ai ajouté deux termes utilisés dans la région entre Saint-Omer et Calais: Dégraillage et caroter. En réalité je ne connais ces mots que parce que je les utilisais souvent quand j'étais enfant. J'aimerais éventuellement savoir, en les insérant dans cette liste, s'ils sont répertoriés. Dans le cas contraire, il faudrait peût-être les en ôter.
- Bonjour. Il est en effet préférable de faire, si possible vous-même, des vérifications avant d'introduire des termes. On doit bien trouver en ligne plusieurs sites qui offrent des listes de vocabulaire picard. J'ai enlevé "caroter" de la liste, car c'est un teme courant en français, et je ne suis pas du tout convaincu qu'il soit d'origine picarde. Cordialement. Xic [667 ] 1 juin 2008 à 19:21 (CEST)
- +1 Pour moi, "carotter", ça venait de banlieu. Et puis je découvre sur Wiktionary/carotter que ce serait plutôt un terme des années 30 ou avant. Comme quoi, il faut vraiment faire très attention à ses propres sensations et surtout convictions qui peuvent être complètement fausses. Lacrymocéphale 30 juillet 2008 à 18:14 (CEST)
[modifier] choler
Signifie lancer la cholette (boule en bois) dans le jeu de crosse.--Christian Lassure (d) 13 juin 2008 Ã 18:28 (CEST)
- Je ne connaissais pas ce jeu de chole. Intéressant. Faut trouver quelqu'un qui a de la matière pour commencer un article là dessus.
- Seule trace que j'ai trouvée.
[modifier] Quelques mots et expressions
"quelques"… il y en a pas un peu trop? Et de quel picard s'agit-il? Parce qu'il n'existe pas à ma connaissance une version unifiée et sachant que la grande couverture des picards, ça me parait imprudent de ne pas sourcer. Ce serait une bonne idée de penser à un wiktionary en picard, à défaut d'un vrai wikipédia. Speculoos (D · B) 24 juillet 2008 à 09:21 (CEST)
- D'accord à 600% Le picard est une langue à part entière, cette page est en train de devenir un véritable dictionnaire bilingue. Donc soit on se met d'accord pour choisir quelques mots et expressions emblématiques (avec sources de préférence), soit on enlève tout ça parce qu'une liste de mots bruts n'a rien à faire là . Les mots cités tout au long de l'article doivent être bien suffisants. Xic [667 ] 26 août 2008 à 22:10 (CEST)
[modifier] Pour Wiktionnaire Wikibooks
Je viens de poser le modèle {{Pour wiktionnaire}} sur la section "Quelques mots et expressions". Je vais essayer de voir comment lancer un projet de Wiktionnaire en picard, vu que pour Wikipedia ça semble mal parti. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 10:54 (CEST)
- Je viens de changer pour {{Pour Wikibooks}}. Lancer un Wiktionnaire en picard demanderait une longue procédure, beaucoup de travail et ne rencontrerait probablement pas d'écho suffisant. Il est par contre beaucoup plus facile de transférer sur Wikibooks français le contenu dans un article qui s'intitulerait "lexique picard", ou quelque chose dans le genre. Il n'y aurait qu'un travail de mise en forme à faire. Je propose de transférer l'ensemble du contenu de la section sur Wikibooks, les intéresssés pourront toujours le consulter, il n'y a pas vraiment d'intérêt à accumuler un lexique ici, les mots présents tout au long de l'article sont suffisants à mon avis. Avis et suggestions bienvenus. En l'absence d'opposition marquée je contacterai un admin de Wikibooks pour transférer le contenu. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 11:27 (CEST)
-
- Si je puis me permettre de donner mon avis sur la question. Si ce petit lexique passe sur Wikibooks, il risque fort de ne plus être suivi ni complété par ceux qui ont participé de façon régulière ou occasionnelle à sa compilation. Il serait peut-être judicieux d'attendre qu'il se stabilise et de ne le déménager que lorsque les ajouts auront pratiquement cessé. Il est évident que ce lexique est une construction plus ou moins empirique mais il a été sans cesse amélioré. L'apport d'un linguiste compétent en picard serait le bienvenu.--Christian Lassure (d) 28 septembre 2008 à 16:05 (CEST)
- Qu'est-ce qui permet de nous faire penser que cette liste se stabilisera un jour ? Quand ? Est-elle d'ailleurs actuellement "instable" ? Le picard est une langue, une telle liste est susceptible de s'étendre indéfiniment. En attendant je ne pense pas que ce soit à une encyclopédie d'accueillir un tel contenu. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 16:17 (CEST)
- Actuellement cette liste de Quelques mots et expressions est plus longue que le restant de l'article. Et si elle devenait deux fois plus longue, trois fois, dix fois? À transférer. Man vyi (d) 28 septembre 2008 à 18:17 (CEST)
- Il y a de quoi être épouvanté d'une telle perspective. Un transfert s'impose d'urgence...--Christian Lassure (d) 28 septembre 2008 à 23:27 (CEST)
- La question est : quelle est la valeur encyclopédique d'une telle liste ? Cela a-t-il sa place sur une encyclopédie ? Désolé mais c'est une préoccupation tout à fait primaire ici. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 23:48 (CEST)
- Je suis d'accord sur ce point, cette liste est désormais trop longue pour rester là où elle est, elle a perdu la valeur de simple illustration de la langue picarde qu'elle avait quand elle ne faisait que quelques lignes. Mais mon intervention visait simplement à demander un délai pour les raisons évoquées plus haut.--Christian Lassure (d) 29 septembre 2008 à 00:56 (CEST)
- Il est tout aussi facile de compléter un article sur Wikibooks que sur Wikipedia. Je ne comprends pas ton souhait d'attendre que cet article se transforme encore plus en une liste insipide. L'article est actuellement illisible. Des sources externes existent pour compléter un lexique picard pour celui qui s'y intéresse, j'ai du mal à concevoir quelle valeur cela pourrait avoir de laisser cette section dégénérer encore. Tu ne réponds de plus pas à mes questions plus haut : Qu'est-ce qui permet de nous faire penser que cette liste se stabilisera un jour ? Quand ? Est-elle d'ailleurs actuellement "instable" ? Ou placer la limite ? Nous l'avons largement dépassée je pense. Xic [667 ] 29 septembre 2008 à 07:20 (CEST)
- Je suis cette liste, essentiellement comme spectateur, depuis plusieurs mois, il m'avait semblé que les ajouts, nombreux tant que l'on parlait dans les médias du film de Bany Boon, s'étaient ralentis ces derniers temps. Ce serait bien que le compilateur principal du lexique donne son avis sur la question. Mais si vous estimez que le transfert est urgent, faites-le !--Christian Lassure (d) 29 septembre 2008 à 09:55 (CEST)
- J'ai beaucoup contribué à la rédaction de ce paragraphe, j'ai en quelque sorte vidé ma tête d'un grand nombre de mots et expressions que j'ai utilisés ou entendus ici et là ... Peut être aussi que le phénomène de mode dû au film "Bienvenue chez les Chtis" a fait qu'il s'est allongé considérablement grâce à l'intervention d'une multitude de "wikinautes" et qu'aujourd'hui non seulement il déborde sérieusement des mots et expressions spécifique au jargon minier mais il s'est étoffé de doublons du fait de l'importante diversités des formes de picard existantes. Je crois donc qu'il est pratiquement impossible de rédiger un véritable lexique picard tout simplement parceque ce n'est pas une langue unifiée. Peu de chtis se reconnaîtront dans ce lexique, quelqu'il soit et, question importante, comment mettre dans un soit disant lexique chti toutes les variantes des mots (sans compter les faux amis) des différentes formes de picard ? Par exemple des mots comme "garnade", "carpin", "garoter", gueulard", démerler", "gogner", "dénéquer" ne sont utilisés que sur le littoral et, réciproquement les mots "Dainne", "Rabastiner", "gueulard", "Gueulou", "garoter" qui ont un sens spécifique à l'intérieur des terres... Je crois donc qu'on est dans une impasses car on ne pourra pas empêcher quelqu'un d'allonger la liste et d'autre par un lexique globale de toutes les formes de picard est mission quasiment impossible. Si cependant un transfert se faisait, je continuerai volontier à le faire vivre !--Christian Dumontier (d) 12 octobre 2008 à 20:04 (CEST)
- Je suis cette liste, essentiellement comme spectateur, depuis plusieurs mois, il m'avait semblé que les ajouts, nombreux tant que l'on parlait dans les médias du film de Bany Boon, s'étaient ralentis ces derniers temps. Ce serait bien que le compilateur principal du lexique donne son avis sur la question. Mais si vous estimez que le transfert est urgent, faites-le !--Christian Lassure (d) 29 septembre 2008 à 09:55 (CEST)
- Il est tout aussi facile de compléter un article sur Wikibooks que sur Wikipedia. Je ne comprends pas ton souhait d'attendre que cet article se transforme encore plus en une liste insipide. L'article est actuellement illisible. Des sources externes existent pour compléter un lexique picard pour celui qui s'y intéresse, j'ai du mal à concevoir quelle valeur cela pourrait avoir de laisser cette section dégénérer encore. Tu ne réponds de plus pas à mes questions plus haut : Qu'est-ce qui permet de nous faire penser que cette liste se stabilisera un jour ? Quand ? Est-elle d'ailleurs actuellement "instable" ? Ou placer la limite ? Nous l'avons largement dépassée je pense. Xic [667 ] 29 septembre 2008 à 07:20 (CEST)
- Je suis d'accord sur ce point, cette liste est désormais trop longue pour rester là où elle est, elle a perdu la valeur de simple illustration de la langue picarde qu'elle avait quand elle ne faisait que quelques lignes. Mais mon intervention visait simplement à demander un délai pour les raisons évoquées plus haut.--Christian Lassure (d) 29 septembre 2008 à 00:56 (CEST)
- La question est : quelle est la valeur encyclopédique d'une telle liste ? Cela a-t-il sa place sur une encyclopédie ? Désolé mais c'est une préoccupation tout à fait primaire ici. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 23:48 (CEST)
- Il y a de quoi être épouvanté d'une telle perspective. Un transfert s'impose d'urgence...--Christian Lassure (d) 28 septembre 2008 à 23:27 (CEST)
- Actuellement cette liste de Quelques mots et expressions est plus longue que le restant de l'article. Et si elle devenait deux fois plus longue, trois fois, dix fois? À transférer. Man vyi (d) 28 septembre 2008 à 18:17 (CEST)
- Qu'est-ce qui permet de nous faire penser que cette liste se stabilisera un jour ? Quand ? Est-elle d'ailleurs actuellement "instable" ? Le picard est une langue, une telle liste est susceptible de s'étendre indéfiniment. En attendant je ne pense pas que ce soit à une encyclopédie d'accueillir un tel contenu. Xic [667 ] 28 septembre 2008 à 16:17 (CEST)
- Si je puis me permettre de donner mon avis sur la question. Si ce petit lexique passe sur Wikibooks, il risque fort de ne plus être suivi ni complété par ceux qui ont participé de façon régulière ou occasionnelle à sa compilation. Il serait peut-être judicieux d'attendre qu'il se stabilise et de ne le déménager que lorsque les ajouts auront pratiquement cessé. Il est évident que ce lexique est une construction plus ou moins empirique mais il a été sans cesse amélioré. L'apport d'un linguiste compétent en picard serait le bienvenu.--Christian Lassure (d) 28 septembre 2008 à 16:05 (CEST)
[modifier] Lexique ch'ti / Français
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Cette page ou section ne correspond pas aux critères d’un article encyclopédique ; elle a plus sa place sur Wikibooks.
Il est recommandé de contacter un administrateur de Wikibooks qui procédera au transfert (procédure).
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- Expressions typiques
- Ferme eut'bouque tin nez i va queire éd'dins ! : Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans ! -> Reprends-toi, fais quelque chose !
- I’n’faut pas qu’ches glaines i cantent pus fort que’ch’co ! : Il ne faut pas que les poules chantent plus fort que le coq ! -> Le mari ne doit pas se faire mener par son épouse.
- Té peux toudis chiffler poupoule ! : Tu peux toujours siffler après une poule ! -> Tu peux toujours courir.
- I'mint comme un arracheux d'dints ! : Il ment comme un dentiste ! -> Mentir pour rassurer.
- Much tin cul v'là ch'gart' : Cache ton derrière, voilà le garde qui arrive. -> Se dit aux enfants qui se promènent cul nu.
- Té veux m'l'intiquer pa'ch'gros bout ! : Tu veux l'inroduire par l'extrémiter la plus large ! -> Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !
- Té veux m'faire gober d'z'oeufs durs ! : Tu veux me faire gober des oeufs cuits durs ! -> Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !
- Té veux m'faire craquer d'z'allumettes dins l'ieau ! : Tu veux me faire craquer des allumettes dans l'eau ! -> Tu veux me faire croire à des choses invraisemblables !
- Vocabulaire de nombreuses variations de patois encore pratiquées dans le Nord-Pas de Calais
De nombreux mots des formes de picard sont très proches du français mais un grand nombre de mots lui sont totalement spécifiques, principalement des mots du jargon minier. A
- Abile : Vivement, précipitamment (abile les vacances - vivement les vacances). Ne pas traîner, se dépêcher, vite (abile don - Allez, dépêche-toi donc!). Synonyme : Groule.
- Abouler : 1) Venir auprès (Aboule ! - Viens ici !); 2) Donner (Aboule le fric ! - Donne l'argent !).
- Acater : Acheter.
- Agosil : Mal dégourdi.
- Aloter : Secouer.
- Amicloter : Prendre soin de, dorloter.
- Amout' : Montre, fais voir (Amout' ichi ! - Viens faire voir ici !).
- Arbiquer (ou Biquer) : Dresser. Tes caveux i'z arbiqu't" - Tes cheveux se dressent.
- Arbusier, r'busier : Se remémorer, penser, réfléchir.
- Armonter : Remonter. Armont’ eut’ maronne, elle qué su té gampes - Remonte ton pantalon, il tombe le long de tes jambes !
- Arwetcher': Regarder. Synonymes : iser, raviser, arlouquer. Exemple : Arwett' me le, i'est tout drôle ! (chti du sud) - Raviss'le, i'est tout drôle ! (chti du nord) - Regarde-le, il est tout pâle (malade, blême, bizarre).
B
- Babache : Simplet, imbécile. Dans le Pas-de-Calais, désigne la joue.
- Babelle : Pipelette.
- Babeller : Parler pour ne rien dire. (cf. angl. to babble, flam. babelen).
- Bac à chintes : Bac à cendres (sous le foyer) ou cendrier (à cigarettes).
- Bafiou, bafiousse : Mauvaise langue, baveur (du verbe bafier - baver).
- Baiss : Bise, bisou, baiser (un'n baiss à bouquette - Un baiser sur la bouche).
- Baller : Verser, vider (Aller, balle tin verre, in s'in va - Aller, vide ton verre, on s'en va !).
- Balochard : Traîne savate, maladroit, bon à rien.
- Baraque : Roulotte de saltimbanque, maison.
- Batieau : bâteau.
- Baudet : Âne.
- Bénache : Content, heureux.
- Berdouiller : Bafouiller, bredouiller.
- Berdoule (se dit aussi bédoule) : Boue. Synonyme Boulique.
- Berloquer : se dit de quelque chose qui balance, bouge, ne tient pas bien, est instable (Mets tes mains là d’ssus, mets tes mains sur ses totottes ! Mets tes mains là d’ssus te verras si cha berloque).
- Berlou, berlousse : Se dit d'une personne qui voit mal.
- Biclos (biclou) : Vélo.
- Biec-bos : Pivert (oiseau). Signifie aussi imbécile, balourd.
- Biloute, loute : sexe masculin,, nom équivalant à « gars », « mec ». Pour appeler quelqu'un plus jeune que soi : hé, biloute, viens vir' ichi ! - Hé, garçon, viens voir !. Parfois précédé de tch(i)ot'. Dans le Pas-de-Calais, chez les « Boyaux Rouges », on utilise plutôt l'expression : maloute, minloute.
- Biquer (ou arbiquer) : Dresser. Tes caveux i biqu't" - Tes cheveux se dressent.
- Bisquaïen : (jeu de billes) Grosse bille, calot.
- Bistoule (ou bistouille) : Après avoir bu le café, goutte de rhum ou de genièvre que l'on versait dans la tasse et que l'on mélangeait (touillait) à nouveau (bis) avec le restant de café et de sucre.
- Blairer : Sentir dans le sens de supporter quelqu'un. I n'pouvottent pus s'blairer - Ils ne se supportaient plus.
- Boubourse : Simplet, imbécile, innocent (propre à la région de Lille / Armentières).
- Boudenne (ou boudinnette) : Nombril.
- Bouque : Bouche.
- Bouler : 1) Tomber, rouler (i'a boulé sins cul su'l'dainne - il est tombé le cul par terre); 2) Promener, dans le sens de « pousser sans ménagement » : (si i t'imbête, té l'invoes bouler - S'il t'embête, tu l'envoies promener).
- Bouleusse : Grande bassine en tôle de fer galvanisé qui servait à faire bouillir le linge pour la lessive. Utilisé aussi dans des expressions comme J'ai un'n tiête comme un'n bouleusse - J'ai très mal à la tête, j'ai la tête pleine de confusion.
- Boulique : Boue. Synonyme Berdoule ou Bédoule.
- Boyette ou bowette : Galerie souterraine creusée dans les mines de charbon.
- Busier : Se remémorer, penser, réfléchir (A quo qu'té busi ? - A quoi penses-tu ?). Synonyme : arbusier
- Bradé : Vendu pour pas cher. Se dit aussi du dernier né (Ch'tchiot bradé - Le petit dernier que l'on gâte, que l'on « pourrit »).
- Brayou, brayousse : pleurnichard, personne qui se plaint (Ches clients i’n’a pas d’deux sortes, ch'est tous des brayous).
- Braire : pleurer. (Teu va nin t'met' a braire)
- Brillac, bryaque : Personne qui casse fréquemment des objets par mégarde. Se dit aussi Brisaque.
- Brouter : Se dit d'un landau. Être brouté : être transporté, conduit (en auto, en landau...).
- Briquet : Casse-croûte.
- Pindant l’briquet un galibot composot, assis sur un bos,
- L’air d’eune musique qu’i sifflotot.
- Ch’étot tellemint bin fabriqué,
- qu’les mineurs lâchant leurs briquets
- Comminssotent à ’ s’mette à ’ l’danser (Edmond Tanière - La polka du mineur)
- Pendant le casse-croûte un jeune mineur composait, assis sur un bout de bois,
- L’air d’une musique qu’il sifflotait.
- C’était tellement bien fait
- Que les mineurs lâchant leurs casse-croûte
- Commençaient à se mettre à le danser.
- Brun : 1/ Merde; 2/ bordel (au fig.) (Man-mère, qué brun chi d'dins ! - Bon sang, quel bordel ici !) - (Que fouteu d'brun ch'ti-là ! - Quel fouteur de merde celui-là !).
- Buquer : détonner, exploser, frapper avec bruit (Acout', in buque à l'porte - Ecoute ! On frappe à la porte).
- Bure : Beurre.
C
- Caboche : Tête.
- Cacher : Chercher.
- Café à la sucette : Café que l'on boit en laissant fondre dans sa bouche un morceau de sucre qu'on y a trempé au préalable (boire à la sucette).
- Cafouiller : Toucher, tripoter.
- Cahute : Cabane, petite maison, baraque.
- Caldoche (L'Nouvelle) : La Nouvelle Calédonie.
- Camucher : Cacher avec soin, mettre dans une cachette, un endroit secret.
- Canard : Morceau de sucre trempé dans de l'alcool (genièvre, rhum) que l'on fait fondre dans la bouche.
- Capiau : Chapeau (I n'a point mis d'manche à s'capiau - Il est trop fier pour saluer).
- Carabistoulles (des) : Des contes, des âneries, des bêtises... On dit aussi des cacoulles. (Ch'est tout cacoulles chu qu' té dis - Tu dis des bêtises).
- Caraco : Corsage, blouse.
- Caracole : Escargot, coquillage.
- Carette : Charrette (Cafougnette et s'carette à moules). Utilisé aussi pour désigner une voiture.
- Carnasse : Cartable.
- Chfeux, ou kfeux ou caveux : Cheveux.
- Che(s) : Ce(s).
- Cheulle(s) : Celle(s).
- Chicons : Endives.
- Chiffler : Siffler.
- Chirloute : Café très léger (Tin café, ch'est de l'chirloute). Expression synonyme : Jus d'quochette - Jus de chaussette.
- Chôler : 1) Traîner - 2) Voler - 3) Se faire prendre - 4) Bousculer, chahuter La cabartière, fais nous crédit, on te paiera tous ça samedi. Si tu ne veux pas payer à boire, on va t’choler dans ton comptoir. - Chanson des Capenoules.
- Cayelle, cayère : Chaise (Prin eun' cayelle et assis teu par tierre).
- Chuque : Sucre, bonbon.
- Coco : Bébé. Synonyme quinquin.
- Cordéoneux : Joueur d'accordéon.
- 'Core : Contraction de "encore" (T'es 'core là , ti ! - Tu es encore là , toi !).
- Coron : Pâté de maisons ouvrières identiques (les corons des villes minières).
- Cour ou courée : Groupe de maisons ouvrières identiques ayant la même entrée sur la rue (Roubaix-Tourcoing).
- Cottron : Jupe (dérivé du mot cotte).
- Couët : Poëlon (du mot coué dérivé de queue), par extension toute la batterie de cuisine.
- Coulon : Pigeon voyageur. (Ti te t'laf tes chfeux avec du brin d'coulon)
- Couloneu : Personne qui fait des concours de pigeons voyageurs, colombophile.
- Coup : remplace souvent le mot « fois » dans des expressions comme Va vir un coup ! (Va une fois voir !) ou encore Prête me le un coup (Prête-le moi une fois !).
- Cordéonneu : Joueur d'accordéon.
- Crapé : sale, malpropre.
- Crapougner (se): se battre.
- Cras : gras.
- Crombi : Courbé, tordu.
- Cva ou cvaux (ou quva / quvaux): cheval, chevaux.
D
- Dache : Petit clou.
- Dainne : Le sol, la terre (quèhir su'l'dainne - Tomber à terre). Mot originaire du patois des mines.
- Dallache (un) : Activité, mouvement, remue-ménage.
- Débouser : Se désoler.
- Décarocher : Perdre la raison.
- Déchint': Descendre.
- Dégraillage: petite honte.
- Démucher : Retrouver, sortir d'une cachette.
- Dépindeu d'indoules : Béta, couillon (qui décroche les andouilles).
- Désaquer : 1) Sortir quelque chose de quelque part (par exemple de derrière les fagots); exemple J'ai m'sus fait un'n arnachure in désaquant min baudet qui s'étot inclinqué dins l'berdoule - Je me suis fait un tour de rein en sortant (tirant à moi) mon baudet enlisé dans la boue); 2) S'en aller de quelque part (S'désaquer d'là ).
- Détouler (détouiller): Déméler. En patois de Grand Fort Philippe : démerler.
- Diap' Ã cornes : Diable cornu.
- Diape à z'ailes : Diable ailé.
- Don : Donc, par conséquent (quo'qu'té cros don, qu'cha s'fait tout seu ! - Que crois-tu donc, que cela se fait tout seul !).
- Doupe (un'n): De l'argent, un sou ; exemple : Cha n'vaut pas un'n doupe eut'n'affaire là ! - Ça ne vaut pas un sous ce que tu me montres.
- Doule : Raclée.
- Drache (se dit aussi drachée): Pluie (I a qué un'n bonne drache - Il est tombé une bonne pluie).
- Drissard , Drissarde : Peureux, peureuse.
- Drisse : Diarrhée.
- Drôle : Se dit d'une personne peu commode, bizarre.
- Ducasse : Foire aux manèges.
- Duss : Où est-ce que (Duss équ'té vas ? - Où est-ce que tu vas ?).
E
- Ébeulé : Abruti (Queul'ébeulé chti-là ! - Quel abruti celui-là !).
- Ed'dins : Dedans. Expression : Ferme eut'bouque tin nez i va queire ed'dins ! - Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans !
- Empierger (s') : Trébucher (se tordre les chevilles dans les pavés).
- Entiquer : Enfoncer (Entique euch bout d'bos - Enfonce le morceau de bois).
- Epautrer : Ecraser, écrabouiller; êtt' épautré : être serré.
- Équettes : Petits morceaux de bois utilisés pour faciliter l'allumage du feu.
- Esbaubi : Etonné, surpris, interloqué (vieux français).
- Esnoquer (s') : S'étrangler, s'étouffer.
- Esquinter : Abîmer, blesser.
- Etoile à queue : Comète.
F
- Fauque : que, seulement que. In n' parlot' fauque ed fin du monte (tiré du poëme « la fin du monte / Les fougères noires »).
- Ferme eut'bouc', tin nez i va queire éd'dins ! : Ferme ta bouche, ton nez va tomber dedans !
- Fien : Fumier.
- Fieu : Fils, garçon (fiu en picard). Min tchiot fieu - Mon petit garçon.
- Fil à buquer : Fin fil électrique semi-rigide plastifié qui servait à faire sauter les charges d'explosifs à la mine.
- Filer : Aller précipitamment. Ce verbe s'utilise lorsque l'on veut montrer un certain agacement, énervement. Exemple, lorsqu'un enfant n'est pas très sage il peut se voir intimer l'ordre d'aller dans sa chambre par l'expression : File dins t'champe ! - Va dans ta chambre.
- Fraîque : Humide, mouillé. Ce mot est aussi utilisé dans des expressions comme Avoir eu s'n'œl fraîque, qui signifie « Etre saoul » (littéralement « Avoir son œil humide ») ou encore M'vla chi fraîque avec cha !, qui signifie « Me voilà (ici) bien avancé avec ça ! ».
- Fouffe : Loque, chiffon, vieux habits.
- Fouffetier : Souillon, sans goût.
- Fouïr : Bêcher.
- Foufielle (être à l'): Troublé par la hâte, embrouillé.
- Fû : Feu (I'avot un'n négresse qui mingeot du fû, elle quéïot des braisses par l'tro d'sins cul).
- Funquer : Fumer (au sens figuré, fumer de colère, de dépit).
G
- Gaïole ou guéïole : Cage pour oiseau (du mot géöle).
- Gaffe : Gorge (péjoratif).
- Galafe (goulaf) : Goinfre, gourmand.
- Gale : Cal (aux mains par exemple).
- Galibot : Mousse, jeune ouvrier mineur.
- Gamelle : Face, figure. Désigne parfois la bouche qui parle (Li, quand qu'i'est parti avec euss'gamelle té n'peux pus l'arrêter ! - Lui, dès qu'il se met à parler tu ne peux plus l'arrêter !). C'est aussi le récipient qui contient le repas que l'on fait réchauffer au bain marie dans le réfectoire de l'usine.
- Garchon : Garçon.
- Gardin : Jardin
- Garoter : Voler. Signifie aussi « jeter » en patois du littoral (de Gravelines au Touquet).
- Glaine : Poule
- Glou-bec : Gourmet.
- Grand diseux, ptit faiseux : personne qui parle beaucoup mais ne fait pas grand chose.
- Grandmain, grindmain, gramain : Beaucoup. Exemple : Inn'n'a pas gramain - Il n'y en a pas beaucoup.
- Grouler : 1) Se dépêcher, se presser, exemple : Groul'teu ! - Dépêches-toi !. 2) Se tordre, grouiller, fourmiller en faisant du bruit. Exemple Mes bo-iaux i groul't - Mes boyaux émettent des bruits en se tordant.
- Gruger : Avoir froid.
- Guernoulle : Grenouille
- Gueulard : Qui mange beaucoup, en grande quantité (gueulard de haut fourneau). Signifie par contre,en patois du littoral de Gravelines au Touquet, celui qui parle fort, en criant.
- Gueulou, guelousse : Se dit d'une personne qui parle fort, qui crie (sauf en patois du littoral de Gravelines au Touquet; voir gueulard)).
- Guibole : Jambe (terme ironique).
- Guife : Figure (terme de mépris).
- Guiguife : Personne qui ne pense qu'à manger (Que guiguife ch'ti là , i'n'a qu'pou's'panche !).
- Guiler : Couler, baver. Se dit d'un chose épaisse, sirupeuse qui coule lentement (du chirop qui guile). exemple : Mouque tin nez, i guile ! - Mouches-toi, ton nez coule !
- Guinse : Faire bonne chaire. Etre in guinse - Etre légèrement éméché, saoul.
- Guisse (jeu de) : Le jeu consiste à envoyer le plus loin possible un petit morceau de bois taillé en pointe aux extrémités (la guisse)à l'aide d'un bâton. Mot utilisé aussi dans certaines expressions comme J'ai toudis pas compris commint qu'i va tin jeu d'guisse à propos de quelque chose ou d'une règle qu'on a pas compris.
H
- Habile : voir Abile ci-dessus.
- Hagner : Mordre.
- Haïure : Haie.
- Harnicures : Harnais.
- Hercheux : Chargeur de houille au fond de la mine.
- Heure : Heure (A ch't'heure - A cette heure, maintenant).
- Holène : Chenille.
- Houlle : Genièvre du nom de la ville du Pas de Calais où réside la distillerie PERSYN qui le fabrique de façon artisanale)
- Huche : huis, porte. Aussi uche (Mets-z'eu à l'uche - Mets-le à la porte).
I
- Ieau : Eau.
- Ichi : Ici.
- Impaffer (s') : Manger goulûment.
- Inclinquer : Enclencher.
- Intiquer : Enfoncer Té m'l'intiqueras pas pa'ch'gros bout - Cette maxime n'a rien à voir avec le fait d'enfoncer quelque chose par l'extrémité la plus grosse mais est utilisée pour signifier à quelqu'un qu'on ne croit pas à ce qu'il dit.
- Indoule : Andouille.
- Infournaquer : Mélanger, introduire, fourrer quelque part.
- Insonne : Ensemble, se dit aussi Insan'n.
- Iser : Regarder. Il ne s'emploie apparement qu'à l'impératif (Nan mais ise-le chti là ? - Non mais regarde-le celui-là !), on peut dire aussi vise = regarde comme ravise: Ise ichi - regarde ici. Iise chti-là - regarde celui-là . Synonyme : raviser.
J
- Jonne : Enfant (de jeune).
- Joque (être à ): En repos.
- Joquer : Chômer.
- Jus : Café (Vins don boire un'n goutte èd'jus - Viens donc boire du café).
- Juss : Juste.
K
- Kermesse : Fête locale (Eul'kermesse d'eul paroisse).
- Kien (dans le nord de la région) : Chien. Se dit tchien dans le sud de la région.
L
- Leu : Loup (Acoutt euch kien, i fait l'leu ! - Ecoute le chien, il fait le loup !).
- Libouli : Crême épaisse, flan, littéralement "Lait bouilli".(Tarte au libouli - Tarte à la crême).
- Lolo : Lait.
- Lon : Loin (Jé l'veillot v'nir éd lon - Je le voyais venir de loin).
- Loque : 1) Chiffon; 2) Vêtement. Synonyme : fouffe.
- Louchet : Bêche munie d'un manche en forme de "Té".
- Loupe : Lèvre (S'moustache alle quéïot su ses loupes - Sa moustache tombait sur ses lèvres).
- Louloutte : Pinup, femme sexy.
- Loute (ma, min) : Sexe masculin. Terme utilisé pour désigner familièrement quelqu'un (Cha va ma loute ?). Synonymes : biloute, biroute.
M
- Maboule : Se dit d'une personne qui a perdu la tête, sot, fou.
- Machuquer : Machouiller.
- Maflé (être) : Repus voire mal à l'aise d'avoir trop mangé.
- Maguette : Chêvre.
- Maiguerlot : Maigrelet (Un tchot maiguerlot - Un petit pas bien gros).
- Maisonne, mason, maijon : Maison (cf infra m'on).
- Mâle éd'ca : Littéralement Chat mâle, expression utilisée pour désigner celui qui à un fort caractère, qui n'en fait qu'a sa tête. En picardie l'expression est identique mais se prononce Mâle éd'co .
- Malo (un) : Guêpe
- Manicrak : Nom donné au soutènement marchant (probablement le nom de marque de l'appareillage) puis, par extension, à tout équipement mécanique. Va pas chi casser ch'manicrak.
- Man-mère : maman - mère. Expression utilisée en exclamation (un peu comme « Bon sang » ou « Mon Dieu » en français), exemple : Man-mère euch kien i'a mordu ch'cat - Mon Dieu, le chien a mordu le chat).
- Mapinse : Il me semble.
- Mapp : (Jeu de bille) Bille.
- Marniouffe : Gifle, claque.
- Marrone : Pantalon. (Armont' eut' maronn' in vot tin cul)
- Mate : Fatigué.
- M’on : contraction du mot maison dans la locution à m'on de = chez; cette locution est toujours suivie du nom de la personne habitant la maison dont on parle : J'ai laissé min vélo à m'on de m'n'oncqu ! - J'ai laissé mon vélo chez mon oncle.
- Mi : Moi (Mi à quatre heures, j’archine eune bonne tartine - Moi, à quatre heures, je mange une bonne tartine).
- mie : négation point, pas (Ch'est mie vrai - Ce n'est pas vrai).
- Miler : Surveiller, guêter.
- Moqueu d’gins : railleur, persifleur (qui se moque des gens).
- Moufter : Murmurer.
- Mott : Mode, façon de faire quelque chose (Laisse-me faire à m'mott - Laisse-moi faire à ma façon).
- Moumoule (ou moule) : Mal dégourdi. J’pinse à ti quand j’minge des moules (M. Lateur) - Je pense à toi quand je mange des moules.
- Mouquile : Filet de morve coulant du nez.
- Mouron (s'faire du) : Se faire de la bile, être inquiet.
- Mouviar : Merle. Désigne aussi le moineau.
- Muche : Cachette.
- Mucher : Cacher (Muche tin cul, vl'a ch'gart !' - Cache-toi, v'là le garde !). Synonyme : camucher (cf vieux français : musser)).
- Musette : 1) Sac tenu en bandoulière où l'ouvrier (le mineur) mettait son briquet, son boutelot, un canif, des outils, etc. (Si té n'travalles pas bin à l'école t'iras à l'fosse et t'musette al tapra dins tes mollets); 2) avoir s'musette : être saoul.
N
- Nasse : Morve. Syn : mouquile.
- Nazu : Morveux (Que nazu ch'ti lal) - Quel morveux celui-là .
- Neu (ou nué) : Neuf (I'est 'core tout neu ! - Il est encore tout neuf).
- Nifler : Respirer fort pas le nez, renifler.
- Niflette : Avoir le nez qui goutte.
- Niguedoule (nig'doule) : Imbécile, bête.
- Nin : négation pas (ch'est nin mi : ce n'est pas moi).
- Nin-nin : Petit enfant (un tchio nin-nin).
- Ninoche : Innocent.
- Nippé : Habillé.
- Nochère : Gouttière.
- Noir-glache : Verglas.
- Noirouf (ou noirou) : Se dit de quelqu'un qui est sale.
O
- Ochennoire : Berceau surmonté de voilage pour protéger le nouveau né.
- Offlette : Gaufre.
- Ojon : Jeune d'oie.
- Oncque : Oncle.
- Osieau : Oiseau.
- Oute : Au delà (Passer oute - Passer son chemin).
- Outiau (othieu) : Outil.
P
- Pain d'alouette : restant de casse-croûte que l'ouvrier garde pour le rapporter aux enfants.
- Paletot : Manteau.
- Panche : Ventre (de panse).
- Papin : Bouillie épaisse, sirupeuse.
- Payèle, païelle : Poêle à frire.
- Péquée : Beaucoup de monde, plusieurs personnes. I n'avot toute un'n péquée qui l'attindot à l'sortie - Il y avait beaucoup de monde qui l'attendait à la sortie.
- Pind'loquer : Pendre, accrocher (Un'n pind'loque - Un pendentif).
- Pipimalo (un) : Frelon.
- Plates coutures (être réduit à ) : Extrêmement fatigué.
- Pleuf : Pluie (Ch'timps i'est à l'pleuf - Le temps est à la pluie).
- Pluquer (ou pluqueter) : Manger sans appétit.
- Pos d'chuc : Petits pois, littéralement pois de sucre / pois sucrés
- Porion : Chef d'équipe (à la mine). Chef-porion : contre-maître.
- Poufunque : Fumée lourde, grasse, qui sent mauvais.
- P'tit : Petit. Synonyme : tchiot.
Q
- Quarquer : Charger, charrier.
- Quat'z'yux : Quatre yeux. Expression péjorative pour désigner une personne qui porte des lunettes.
- Qué : Quel, quelle (Qué belle canchon - Quelle belle chanson).
- Queire (quéhir, quère) : Tomber (I' a quéu sus' tiête : Il est tombé sur la tête - I' a quéu sus cu : Il est tombé sur le cul).
- Quémiche (ou quémisse) : Chemise.
- Quer (avoir) : (« r » sonore) : Aimer, chérir, préférer (ti ch'té gramain quer té sais. - Toi je t'aime beaucoup tu sais).
- Quère : Chercher, aller chercher (du verbe quérir).
- Quervé (être) : être saoul, îvre-mort. (Y'est telmin quervé, qu'y r'trouv' nin s'baraque il s'enivra tant et si bien qu'il ne pût point rejoindre son logis).
- Queuette (faire) : (locution) Faire l'école buissonnière (rester à la queue).
- Quinquin : Bébé. Synonyme coco. (L'canchon dormoire : Dors min p'tit quinquin, min ptit pouchin min gros rogin - Dors mon petit bébé, mon petit poussin mon gros raisin...).
- Quind un Ch’ti mi i’est’à l’agonie, savez vous bin che qui li rind la vie ? I bot un d’mi (Les Capenoules) - Quand un Nordiste est à l'agonie, savez-vous ce qui lui rend la vie ? Il boit un demi.
- Quoi : Utilisé dans des expressions du type J'te dirai quoi - Je te dirai ce qu'il en est, ou encore Dis-me quoi ! - Dis-moi ce qu'il en est !
- Quo que [se prononce kok]: Qu’est-ce que. Quo que té dis ? - Qu'est-ce que tu dis ?
R
- Rabasnage : Action de rabasner.
- Rabasner : Gratter la terre pour faire un plan de niveau (A la mine : rabasner l'dainne).
- Rabibocher : Racommoder, réconcilier. Synonyme : Racamailler.
- Rabistoquer : Rafistoler.
- Raccourche : Bûche de chauffage.
- Racl'eau : Raclette.
- Ramaseu d’sous : Personne âpre au gain.
- Ramon : Balai (Nouviau ramon, ramone bin - Tout nouveau, tout beau)
- Raque (être en) : 1/ Etre embourbé (I s'rot in raque d'sus eune crotte ingélée - La moindre difficulté l'arrête); 2/ Etre en panne (en rade).
- Rasiner : Essuyer le fond d'un plat avec une fourchette, son doigt, un morceau de pain.
- Rassaquache (du) : Repas fait avec des restes accommodés (Ess'soir in minche du rassaquache - Ce soir on mange du rassaquache).
- Rassaquer : Tirer à soi (voire saquer).
- Raton : Crêpe épaisse de pomme de terre que l'on mange sucrée, à la confiture ou salée (Ce sont les "plennzés" polonais).
- Raviser (ravettier) : Regarder.
- Réduit à plates coutures (être) : Extrêmement fatigué.
- Rescappé : Echappé (dans le sens s'en être sorti).
- Revoyure (Ã la) : Au revoir.
- Rogin : Raisin (Dors min p'tit pouchin, min p'tit quinquin, min gros rogin).
- Russ : Peine au travail, misère, embettement, difficulté à faire quelque chose.
S
- Sais quo : Quelque chose (viens de "sais quoi") I'a un jé n'sais quo qui va nin - Il y a quelque chose qui ne va pas.
- Saquer : Tirer à soi, vers soi (terme marin en vieux français : tirer une voile). Saque ed' din est une expression ch'ti pour inviter le terrassier ou le mineur à « taper dans le tas ».
- Saque (un'n) : Une bouffée de cigarette (Pass'me un'n saque - Passe-moi une bouffée).
- Saque et pousse (un) : Trombone à coulisse (littéralement « tirer et pousser »).
- Saulent : agité, insupportable (en parlant d'un enfant).
- Sé : Sel.
- Séyeau : Seau.
- Since (Un'n) : Une ferme.
- Sincier, sincière : Fermier, fermière, issu de l'ancien français « censier »: l'agriculteur qui payait le cens (l'impôt qui permettait alors de voter, cf. le suffrage censitaire).
- Soufflette : Cloque, ampoule.
- Souglou : Le hoquet (Pauf tchiot, i a ch'souglou ! - Pauvre petit, il a le hoquet).
- Soumaquer : Genre de hoquet que l'on peut avoir après avoir pleuré, désigne aussi le fait de parler en larmoyant.
- Sure : Acide. (Flam. Zuur) Si teu trouv' qu'ché trop sure, teu met du chuc
T
- Taradéruss : Géant de carnaval de la ville de Lens (PdC) représentant un mineur en habit de travail avec son casque, sa lampe et son pic sur l'épaule gauche. Taradéruss est la contraction t'aras des russ et signifie « tu auras de la peine <au travail> » (en langage vulgaire Tu vas en chier).
- Targniole : Gifle.
- Tatoule : Tripotée, grêle de coups, gifle.
- Tchouctchouc : Terme désignant les maghrébins qui travaillaient dans les mines de charbon.
- Téquer : Hoqueter par manière de tic (tiquer), hésiter.
- Tertous, tertoutes : Tous, toutes dans le sens de tout le monde (Bonjour tertous - Bonjour tout le monde).
- Ti té veux m'l'intiquer pa'ch'gros bout ! : Toi tu veux me le faire avaler par le gros bout ! (remarque : cette maxime est employée pour indiquer à quelqu’un qu'on ne croit pas à ce qu'il dit).
- Ti, Tijotes : Toi.
- Titi : Gosier.
- Tio, tiote (parfois tchiot, tchiote): Petit, petite. Synonyme : P'tit.
- Tillage : Nerveux, résistant (Un'n viante tillage - Une viande peu tendre).
- Tissot’, ti z'aut' : Vous tous.
- Titi : Gosier.
- Toubac : Tabac.
- Toudis : Toujours (du latin dies - jour).
- Touquer: Tremper (le pain dans la soupe par exemple).
- Touquette : Morceau de pain trempé dans la soupe.
- Tout' et out': autant dedans que dehors (L'salle d'attinte al'étot remplie tout'et out - La salle d'attente était tellement remplie qu'il y avait autant de gens dehors que dedans).
- Tralène : Trèfle (plante).
- Traner : Trembler.
- Trannette : Peur, effroi (de trembler).
- Tricballe, trincqueballe : Chariot pour tirer les arbres ou autre objets encombrants (une voiture en panne).
- Trinqueballer : emporter, transporter, promener (voire traîner avec soi) quelqu’un ou quelque chose : Commint qu'éj'va l'trinqueballer ! : Comment vais-je le trimballer (transporter / emporter / promener) !
- Tro : trou.
- Trou-fien : trou à fumier.
- Tubin : Petit seau. Un tubin, ch’t'un n'tchiot séiau ,in s’in sert pour aller dins ch’gardin - Un tubin c'est un petit seau, on s'en sert pour aller au jardin.
V
- Vindjou, Vindidjou : S'utilise comme l'expression « Bon sang ! ». Cette expression était considérée comme un blasphème jusqu'aux années 1950. Aujourd'hui elle est couramment utilisée et complètement séparée de son sens premier. Synonymes : vains dieux, vains tes diouss. Exemple : Vains tes diouss Maurice, éj't'avos dis d'y aller duchemint don ! - Bon sang Maurice, je t'avais dit d'y aller doucement !
- Vaque : Vache.
- I'a intindu un-n'vaque braire, mais i'n sait pas dins quelle étap - Il a entendu braire une vache, mais il ne sait pas dans quelle étable (Remarque : Se dit de quelqu'un qui veut apporter son concours à quelque chose mais qui est complètement hors sujet).
- Véte (dans le sud de la région): Regarde. Véte em' carette - Regarde ma voiture. Dans le nord de la région se dit ravisse.
- Vieau : Veau.
- Vo (être in) : Voyage (être en), signifie aussi ne pas être là , être parti.
- Voïette ou voyette : Petit sentier (diminutif de voie).
W
- Wep : Guêpe. Synonyme malo.
- Wassingue : Serpillière.
- Waterzoï : Plat spécifique du nord - Pas de Calais et de la Belgique à base de poisson ou de poulet.
Y
- Yoyot (Yoyotte) : Garçon ou fille un peu innocent.
Z
- Zis : Yeux Syn: Z’yux. J’jette mes zis sur eune petite boteusse, i’m prind l’invie eud’li faire la cour (Les Capenoules - Eul’p’tite boteusse).
Quelques expressions spécifiques du littoral de Gravelines au Touquet :
- i'é zou-bête, hein ! : I'est gramain bête, hein !
- roulette : voïette.
- gogner : regarder avec indiscrétion.
- gogneu ou gogneur : quelqu'un qui regarde avec indiscrétion.
- faire eul'carpin : faire le chahut.
- garnade : crevette.
- dénéquer se dit quand on a mal au cou : Ess'su dénéqué !
- démerler : avoir mal quelque part, j'ai min bras tout démerlé (patois de Grand Fort Philippe).
- racamailler : synonyme de rabibocher.